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Le château d'Allègre.

Ses vestiges sont nommés « La Potence »…
Dans la rubrique « Histoire » vous trouverez les détails de sa conception !
Ici, nous avons voulu vous le raconter comme au coin d'un bon feu.
Nous vous conseillons d'y monter par l'escalier que vous trouverez en contournant par la gauche le « neck » volcanique qui la porte comme un piédestal. Ne montez pas du côté de la tour Nord-Ouest car les piétinements finissent par en déchausser les pierres. Merci !
Soyez très prudents, les accès sont érodés, les risques de chutes et de chutes de pierres ne sont pas négligeables !
Vous pouvez accéder à La Potence en voiture, ou à pied par le pas d'âne empierré, à gauche au bout de la rue des Clostres (aussi Claustres).
Pour lire la racontée de La Potence, merci d'ouvrir ou enregistrer le pdf. ci-dessous.
Photo ci-contre : le Mont-Baury tel qu'au XIVe siècle.


 chateau_de_morinot.pdf

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Chapelle castrale.

Retournons devant l'entrée des écuries du château.
Devant vous s'étendent des jardins. C'est là que s'élevait la chapelle du Château dédiée primitivement à Saint Laurent comme le prouve l'autel de marbre blanc conservé au superbe château de Cordès (sa visite vaut bien le détour !) près d'Orcival, puis à « Monsieur Saint Yves » comme le disent des textes. Une partie des seigneurs catholiques d'Allègre y étaient inhumés « sous les bannières et guidons pris à l'ennemi ». S'y trouvait le gisant en marbre rose d'Yves II, lui aussi au château de Cordès. Les branches réformées étaient plutôt inhumées à Paris et à Meilhaud.
S'il est dit que la chapelle fut violée pendant la révolution, c'est vers 1800 qu'elle fut rasée... car « elle cachait ses hêtraies du Mont Bar » à la marquise qui habitait alors son « manoir neuf » au pied du château féodal qui avait brûlé 100 ans plus tôt.

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Poterne Nord.

A quelques mètres à droite, dans l'angle des écuries du château, voici une tour quelque peu ruinée, et la trace d'une porte que la tour protégeait. C'est la Poterne Nord. Par cette accès discret, appelé « fausse porte », entrèrent les assassins d'Yves III, déguisés en damoiselles, dans la nuit du 13 juillet 1577.
Affaire de coeur ?  Affaire de famille dissimulée en crime lié aux Guerres Civiles et de religion ?
Les nuits de brouillard, on jurerait entendre sur le trifou le pas étouffé des sabots entourés de cuir des chevaux des assassins  qui s'enfuient.

De cette porte vous embrassez déjà le bel amphithéâtre qu'est le cratère égueulé du Mont Baury !
Préserver cette tour et restituer cette poterne est un devoir, plus face à l'Avenir encore que vis-à-vis du Passé. Faute de pouvoir financer les travaux, les Amis d'Allègre veillent.

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Ecu N°12. Les écuries du château.

Devant vous, à droite, ce haut et long bâtiment abritait les écuries des seigneurs d'Allègre.
Il est assez peu différent de sa configuration d'origine bien que la porte ait probablement été déplacée.
Sa voûte porte les traces transversales et longitudinales des planches sur lesquelles furent appliqués des enduits de chaux originels ou postérieurs mais selon le même procédé.
Un gabarit partiel en berceau de bois assemblé, était assemblé et une portion de voûte réalisée. Puis il était démonté et déplacé de section en section égale à sa sa longueur après que la voûte en pierre, achevée, ait été terrissée, chargée de terre et de pierres.
Lorsqu'en 1822 le clocher de l'église paroissiale s'écroula à travers la nef, le prêtre du moment ayant fait démonter des piliers de la croisée du transept pour se sentir mieux vu des fidèles, les chapelles étant trop petites, ces écuries furent consacrées et des messes y furent dites pendant une quarantaine d'années.

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Ecus 10 et 11. Hôtel des Guérin.

Vous avez cheminé sous les jardins. Descendez ces quelques marches à gauche.
Atmosphère... Entendez-vous les bruits de la vie rurale qui avaient si peu changé jusqu'au 19e s. Les menuisiers, charrons et forgerons. Les interpellations en patois Occitan ?
Vous débouchez sur la rue du Château, face à l'écu N°11.
Hôtel des Guérin.
Là à gauche, cette grande bâtisse avec des fenestrous dont l'un vient de la chapelle du manoir de Chardon, est l'hôtel particulier des Guérin fondé lui aussi dès 1435. Sa tour d'escalier est à l'intérieur des murs.Sa façade donnant sur la Place est très postérieure. Il semble que cet hôtel ait été adossé à l'intérieur de la deuxième enceinte contre un portail dont on lit les ancrages de chaque côté, rue du Château. Les 7 autres hôtels du 15e s sont tous dans le premier espace. Son fondateur, Pierre de Guérin, capitaine du château, aurait-il bénéficié d'un emplacement stratégique ? Ses descendants, dont le « Beau Lugeac », un page de Louis XV, s'installeront à Lugeac, laissant cet hôtel à la branche cadette des Guérin de Pouzols.
Remontant la rue du Château.
 Vous vous approchez du donjon qui occupe le 3e et dernier espace intramuros.
Porte de Monsieur vous franchissiez la 1ère enceinte. Au niveau
Là étaient les jardins, greniers et écuries... comme maintenant. Bifurquez à gauche devant le 20 rue du Château qui est la maison des Amis d'Allègre, et montez la rue des Claustres vers les vestiges du donjon.
A gauche, voici des jardins.
Que désigna ce nom de rue des « Claustres » ?
Point de cloître ni d'établissement religieux ici. Cela désigne simplement que cet espace était enclos dans la deuxième enceinte. Jardins, puits, citernes et greniers représentaient la capacité d'autonomie et de survie du château en cas de disette ou de siège. Cela valait bien d'être clos !

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