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Rue du Bac, rue du Saint-Esprit, et retour.

Variante 2


Retour vers la Porte de Monsieur.
Vous pouvez descendre tout droit la rue des Potelleries jusqu'à la boulangerie. Pause gourmandise ? Prenez à gauche la petite rue du Bac.



Sur votre gauche s'alignent cours et jardins populaires et ruraux à souhait. Continuant jusqu'à l'angle, les voilà, les bacs abreuvoirs. A Allègre, jusque dans les années 60, chacun avait une ou deux vaches, deux ou trois brebis, un cochon, quelques poules et lapins. De nombreux abreuvoirs permettaient que tous soient en bonne santé.
Ces bacs sont ordinaires ? Ils ne le restent que si on ne laisse pas l'imagination et la tendresse s'envoler vers les bruits, les interpellations en Patois et les odeurs naturelles du Passé autour de ces points de rencontre et de papotage des couviges. La vie s'échangeait, se mélangeait, s'entraidait… se disputait… de cour en jardin, de bac en petite ferme chauffée au bois.



Par-dessus le grand mur sous lequel s'abritent ces bacs, vous apparaît l'arrière d'une grande maison, ancienne pharmacie. A l'angle, en haut à gauche, voyez ce pigeonnier. En zinc ? Drôle d'idée… Beaucoup de ces entrées de pigeonniers sont ainsi en angle supérieur d'une façade, entourés de zinc ou d'un enduit lissé, pour que les rats et autres prédateurs ne puissent pas grimper le long du mur et entrer manger œufs et oisillons. Souvent de couleur claire, ces « carrés blancs » étaient aussi supposés guider le retour des pigeons.
Restant encore un peu sur cette placette, derrière vous, l'atmosphère est encore très « fermière ». Une grange au seuil surélevé a perdu son montadou, accès en pente qui permettait aux chars tirés par deux bœufs ou vaches d'entrer dans les granges.
Une entrée à deux vantaux et une ancienne ouverture murée présentent des entourages en arc assez parlants. Voyez les étonnants linteaux disparates en brèche. Cette « pierre » brune ou rousse est un agrégat de scories et lapilli crachés par les volcans. Bien que friable, la brèche est fréquente dans nos constructions.
Quelques mètres plus loin dans ce passage, une grange vous réserve la surprise d'un encadrement de porte Renaissance… Pierres de réemploi.
Remontons rue du Saint-Esprit. Vous aurez un point de vue original sur l'église et les jardins en degrés qui remplacèrent l'ancien cimetière.



La bascule : vous arriverez à la Maison de Retraite sur l'emplacement de l'Hôtel Dieu.
En face est un petit bâtiment carré, ouvert l'été pour la vente de produits locaux à base d'Agneau Noir du Velay. Il porte l'écu N°1 des Amis d'Allègre et était le départ logique des visites d'Allègre à l'époque où l'office de tourisme s'y trouvait. C'est l'ancienne bascule de pesée des chars et des grands bestiaux. Ce fut l'un des 35 ou 36 débits de boisson d'Allègre. Sur un parquet posé devant la porte, on dansait joyeusement bourrées et « brise pieds »…
A quelques mètres au-dessus de « la Bascule » une grande maison porte une plaque commémorative de la naissance à cet endroit de Germaine Tillion, en 1907. Son portrait vous est détaillé à la rubrique « Des Hommes et des Femmes ». Ce fut aussi la gendarmerie. La famille Tillion traversa ensuite le carrefour pour s'installer au 1 rue du Saint-Esprit.
Remontez le charreyron pentu vers l'église puis la Porte de Monsieur. Laves rouges, blondes, brunes, basalte noir, granit, variété des pierres d'Allègre.


Pour en savoir plus sur la maison natale de Germaine Tillion, téléchargez d'un clic le pdf. ci-dessous.


 la_maison_natale_de_germaine_tillion.pdf

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Le Parc.

Certains des Grellet furent maîtres des eaux et forêts, charge achetée qui les mit en contact avec des essences rares d'arbres de diverses provenances. Jadis appelé « champ de l'église » avant que les Grellet en aient acquis toutes les parcelles, le Parc fut planté peu à peu de fort belle façon, et servit pour des fêtes d'inspiration historique.
Tiens, vous passez devant ce vieux portail blanc ?
C'est là, au pied de l'angle du mur de droite que fut scellée la pauvre croix romane qui disparut entre 2001 et 2003...

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Croix des tertres.

Vous voici en vue du panneau qui indique la sortie d'Allègre.

Vous pouvez monter à droite par ce petit chemin de terre.

Vers la gauche le chemin contourne le Mont Baury en une jolie promenade d'un peu plus d'une heure qui mène au village de Pouzols. Le chemin se dédouble. Celui du bas est plus long. Vous surplomberez la ligne de chemin de fer (désaffectée) qui date du tout début du XIXe siècle et eut comme but de développer les scieries et les foires aux bestiaux d’Allègre

Vers la droite le chemin longe le mur Nord du Parc. Vous ne risquez pas de vous perdre, il vous ramène Porte de Monsieur.

Voici une autre Croix de Rogations.

C'est la Croix des Tertres. Les anciens expliquent que l'éminence autour de laquelle tourne le chemin du tour de Baury et au pied de laquelle il se faisait de petits jardins, s'appelle « le Grand tertre ». C'est bien la croix des tertres. D'ailleurs les termes, c'est à dire la fin du village (de Grazac, à l'époque) n'allaient pas aussi loin.

Profitez du beau paysage vers la Borne Occidentale au creux de sa vallée, vers les hauteurs de Fix Saint-Geneys, en face, et les hauteurs du plateau du Devès avec ses 150 volcans ! Des bancs sont à votre disposition.

Pour en savoir plus sur les Croix des Termes et des Tertres, Merci d'aller voir et ouvrir un document pdf. dans la rubrique "Patrimoine".


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Croix RF An 7.

A la cime de l’angle du mur du parc, sous les frondaisons, cette croix en fer a tout pour nous étonner.
Son fut à degrés porte un écu sculpté à l’endroit par rapport au socle qui a probablement servi à tout autre chose comme témoignent les trous de son étage supérieur.
A lui seul, cet écu est un signe peu républicain…
On y a gravé « RF An 7 » (1799).
Une croix républicaine… ?
Mais alors pourquoi avoir gravé "RF An 7" à l’envers ?
Croix anti républicaine ? Peut-être.
En effet trois des dernières générations Grellet animaient les sections royalistes locales. La correspondance avec le comte de Bordeaux est éloquente. Aux yeux des partis monarchistes, le comte de Bordeaux était pressenti pour restaurer la monarchie en France.
Seuls ceux qui ont conçu, exécuté et perché là cette croix composite, au prix de beaucoup de travail, en connaissent la signification qui a peu de chances d’avoir été anodine.
Croix révolutionnaire... ou antirévolutionnaire...





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Rue du Parc.

Continuant à s'éloigner du bourg, suivant la rue du Parc, voici une entrée du parc des barons.
N'oubliez pas de regarder vers la gauche. Des bancs sont là pour vous reposer face à ce beau panorama vers le Sud d'Allègre.
Au creux de la vallée coule la Borne. A gauche elle reçoit les pentes du Mont Bar, et cette éminence habitée est l'ancien « castrum » de Châteauneuf, un ensemble château, église et maisons, peut-être antérieur à celui des d'Alegre. Au centre, à droite du cimetière, s'élève le petit volcan de Ringue dont le flanc qui nous est invisible est consommé par des carrières dont vous pouvez visiter les belles orgues de basalte sur autorisation du propriétaire. Les pentes sur lesquelles vous visitez Allègre sont celles du Mont Baury (plus anciennement Boury). A droite de Boury descendent les nappes du Montchaud : Allègre est posé sur quatre volcans. En fond remontent les bois de Fix-Saint-Geneys.
Vous devinerez sans doute le tracé du chemin de fer sur sa « digue » rentrant sur la gauche vers l'ancienne gare et les potelleries puis contournant Châteauneuf.
Au 19e s le train permit le développement de la transformation et du traitement du bois. Allègre produisait des poteaux pour l'électricité, le télégraphe, le téléphone et de soutènement des galeries de mines.
Lorsque ces industries perdirent leur activité et que l'exode rural se prononça, Allègre comme les autres campagnes perdit de sa population. On compta 3000 habitants à la Période Classique. On en compte actuellement un peu plus de 1000, chiffre stable.

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