Sceaux et écus. 3. Les Tourzel d'Allègre.

Les voici installés à Allègre, ces chevaliers de Tourzel. Ils n'ont pas le moindre lien du sang avec les chevaliers et barons d'Alegre première maison... C'est Jean de France titré duc de Berry, frère de Charles V, roi de France, qui leur ouvre nos portes après s'être lui-même titré baron d'Allègre de 1365 à 1385. Facile ensuite d'acquérir peu à peu les autres droits sur notre baronnie. Certains de ces droits étaient légalement détenus par les successeurs des d'Alegre... D'autres conférés à titre de compensation ou de butin pendant les guerres de 100 Ans alors en cours...

L'ancienne maison des d'Alegre existe encore et aura des descendants...

Cela n'empêche nullement les Tourzel de "relever" leur nom. Bientôt ils se diront Tourzel barons puis marquis, puis vicomtes et même comtes d'Allègre. Passe encore... Mais le là à s'intituler Tourzel seigneurs d'Allègre, dits "d'Alegre"...

Eh bien oui ! C'est courant en ces temps... et ça s'appelle spoliation ! Il y en a mille autres qu'on me pardonnera de ne point nommer...!

Pour savoir plus sur cette époque épique qui va du XVe au XVIIIe s, lisez le pdf. ci-dessous. Image ci-contre : trois des plus anciens sceaux authentiques des Tourzel d'Allègre dans la collection Clairambault. Photo perso.


 sceaux_ecus_3.pdf

Sceaux et écus. 2. Les chevaliers de TOURZEL.

Si les chevaliers barons d'Alegre (première maison) étaient connus à Allègre depuis 1122, d'autres chevaliers étaient connus à Tourzel-Ronzières depuis 1121.
Quel rapport avec notre site volcanique ? Aucun jusqu'à ce que de fortuites circonstances les fassent prendre pied chez nous. Les Tourzel, auparavant Torzel, sont des chevaliers dont l'histoire est connue sinon très documentée, et précèdent leur descendant qui va arriver à Allègre vers 1365, et s'y installer à la charnière des XIV et XVe s.
Les Tourzel, établis dans La Montagne (actuel Puy-de-Dôme) sont connus depuis Seguin, en 1121. Son sceau de 1136, dont nous n'avons ni photo ni dessin, est mentionné. L'écu le plus ancien connu, et figuré, est celui de Jean, époux d'une damoiselle de Tournon (ci-contre).
Nous avons placé ces sceaux et écus anciens dans cette rubrique sur la fin de "nos chevaliers" car, à nos yeux, ils viennent comme un récapitulatif. Et ce récapitulatif approfondi va se conclure par les descendants les plus récents des d'Alegre et des Tourzel.
Pour en savoir plus, voyez le document pdf. ci-dessous.


 sceaux_ecus_2_tourzel_1.pdf

Sceaux et écus. 1. ALEGRE 1ère maison.

La sigillographie (science ou connaissance des sceaux) et l'héraldique (science des écus, des armoiries ou des "blasons" si vous voulez) sont deux sciences indispensables à l'historien. Comme une carte de visite, un sceau, et encore mieux un écu car il est en couleur, disent de quelle famille, voire de quel membre d'une famille, provient un document. Encore mieux qu'une signature.
Les premiers détenteurs connus du site dit Alegre (maintenant écrit Allègre) furent nommés chevaliers, seigneurs d'Alegre (aussi Dalegre, Daleigre, en bas latin "de Alegrio", plur. "de Alegrii", etc.) puis directement "les d'Alegre". En héraldique on précise bien "d'Alegre première maison" puisqu'il y en aura une seconde.
Etonnant : on ne possède, pour visualiser cette maison, qu'un seul et unique sceau !
Daté de 1378 par le document auquel il est appendu, c'est un sceau d'Agnès, sœur du dernier baron connu, Armand IV. Elle est épouse d'Ithier Raybe seigneur de Saint-Marcel et de ce fait nommée "dame de Saint-Marcel". Sur l'image ci-contre, voyez le dessin que nous avons fait de son sceau aux Archives Nationales d'après l'original de la Collection Clairambault. Le sceau authentique est un peu écrasé, le dssin, sans rien modifier, le rends un peu plus lisible. On y voit bien trois fleurs-de-lis, 3, 2, 1, et non un semis.
Pour en savoir plus, lisez le pdf. ci-dessous.


 sceaux_ecus_1_alegre.pdf

Descendance des Tourzel. Chapitre 3

Nous voici à la génération des petits-enfants d'Yves V.

L'ascension "sociale" se poursuit bien que le maréchal de France soit décédé.

Entrent en scène de prestigieuses maisons nobles tels les d'Harcourt.

Voici de façon égale les maisons de La Tour d'Auvergne ducs de Bouillon; du Bouchet de Sourches comtes de Montsoreau; de Gontaud-Giron; Voyer de Paulmy d'Argenson; de Gramont.

Nous sommes en présence de grands officiers de l'Etat, grands argentiers, grands militaires. La carrière militaire et la fortune des Tourzel justifient ces mariages parfois conclus "au-dessus" de leur rang.

Les châteaux où vont vivre les petits-enfants d'Yves V donnent une idée de la condition qu'ils atteignent. Voyez-les dans le document pdf. ci-dessous. Voyez ci-contre le portrait de la famille du marquis de Sourches.


 genealogie_tourzel_3.pdf

Descendance des Tourzel. Chapitre 2.

Yves V épouse en premier mariage Jeanne-Françoise de Garaud de Caminade, des seigneurs de Donneville, marquis de Miremont, barons de Mauvesin, présidents au Parlement de Toulouse. Ils auront trois filles.
En seconde noces, Yves V, septuagénaire, épouse la jeune Madeleine d’Ancezune de Caderousse, d'une ancienne famille de Provence et du Comtat-Venaissin. Guillaume d'Ancezune « avoit part à la seigneurie d'Orange ». La célèbre maison d'Orange avait déjà côtoyé les Tourzel avec Anne de Tourzel veuve de Guy XIX de Coligny puis de Fervacques, peu après 1600.
Leurs gendres seront de grandes familles : les Tellier-Louvois puis les Crussol d'Uzès, les comtes de Rupelmonde puis les Gramont, et les Desmarets de Maillebois puis la maison de Sourches. Le cercle des ministres du roi.
Approchez ces sommets en lisant le document pdf. ci-dessous...
Photo ci-contre : le fer de reliure de Jeanne de Garaud en partition avec l'écu de son mari Yves V.


 genealogie_tourzel_2.pdf

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