Allegre, une ville qui manque d'eau- René Bore -25-04-2017

Il a fallu attendre longtemps pour disposer de l'eau courante à Allègre; la seule source d'eau potable était à Fontelines, la bien nommée! Des travaux importants ont été réalisés pour alimenter "en ville" une fontaine où il fallait se rendre avec des seaux pour avoir de l'eau; quelque privilégiés avaient pu construire des citernes placées dans des caves creusées sous les voies de la commune! Vous trouverez dans l'article de René Bore en piece jointe cette passionnante histoire de l'eau qui manquait parfois à Allègre pendant les périodes de sécheresse.
JPD


 allegre_1_ville_qui_manque_d_eau_r_bore.pdf

Allègre. Incendie du château...

Cet article vous donne le procès-verbal de l’incendie du château d'Allègre en 1698, et tente d'en évaluer les dégâts par comparaison avec d’autres incendies de châteaux.
« Yves V est venu dans son château consulter ses papiers. Il a allumé une cheminée. Par un grand vent, le château s’est embrasé… »
C’est un de ces raccourcis de l’histoire d’Allègre qui peuvent être porteurs de confusion.
La tradition orale en a conclu : « Le château brûla, fut abandonné et, génération après génération, les habitants sont venus prendre les pierres pour construire leurs maisons.
Les entourages de portes et fenêtres en témoignent aujourd'hui.
C’est ainsi qu’à Allègre on racontait l'événement historique aux visiteurs…
Simple et évident… Trop…
Des incendies comparables démentent que les choses se passent ainsi.
Nous nous rendrons à Saint-Cirgues sur Couze, un château qui appartint à une descendante d’Yves V (incendie en 1991), au château de Paulhac (incendie en 2013), à Hautefort (1968), à Azerat (1903), etc.
Pour en savoir plus le pdf. ci-dessous vous est destiné...
Photo : le château de Paulhac en feu. Photo du site FR3 Auvergne.


 1698_incendie_du_chateau.pdf

Le NOUVEAU CHATEAU. . .

Il aurait été le lien parfait entre le passé seigneurial et le présent d'Allègre...
On sait (à peu près) où il s'élevait.
Il complétait un nouvel espace, au pied du neck de Boury, formant un rectangle avec l'ancien château inhabité depuis son incendie de 1698 mais non abandonné, et avec la chapelle Saint-Yves.
On ignore la date exacte de sa construction par Marie-Emmanuelle, fille cadette d'Yves V.
On ignore tout autant le moment précis de sa destruction...
Son aspect ? Il n'en existe qu'une description envoyée en trois lignes.
Rien de respectueux. Rien de précis.
Avec René Bore qui connaît les minutiers de notaires comme sa poche, nous avons réuni ce qui permet une meilleure connaissance de ce mystérieux bâtiment.
Pour en savoir plus, téléchargez d'un clic le pdf. ci-dessous.


 chateau_nouveau_2016.pdf

Une protestation en 1906...

Dans le cadre de la loi de séparation de l’église et de l’état, l’inventaire des biens de la fabrique et de la mense de l’église d’Allègre est réalisé par le Receveur des Domaines à Allègre, A. Labonne, le mardi 30 janvier 1906 .

Emmanuel Grellet de la Deyte, présent en tant que président du bureau des marguilliers, et à titres officiel et personnel, revendique certains objets contenus dans l’église et rédige une protestation en son nom et celui de son frère.

Cette protestation est relative, entre autres choses, à une donation faite par son père à l’église d’Allègre.

C’est cette protestation que René Bore nous transmet et étudie dans le document pdf. ci-dessous. Photo ci-contre : élément de généalogie des Grellet de La Deyte établi par René Bore.


 une_protestation_de_1906..pdf

Une affaire : les ornements du comte...

Un simple billet de 1761, signé de Julien Grellet, curé d’Allègre, et des marguilliers, nous apprend qu’ils reconnaissent avoir reçu de monsieur de la Chassignolle les ornements qui étaient dans le chartrier du château d’Allègre alors tenu par le comte de Maillebois.

Les marguilliers tenaient à jour le registre des personnes qui recevaient les aumônes de l'église. C'était une charge achetée ou reçue, et non pas une profession.

Les ornements sont rapidement décrits : « une chasuble velour cramoisi avec une croix en glacée et une autre chasuble et deux dalmatiques en etoffe d’or sur la chasuble il y a une brodure en figures pour etre le tout mis a la moderne ensemble une echarpe tafetas vert silendré ». Ces ornements doivent rester dans l’église paroissiale « tout autant de temps qu’il plaira a monsieur le comte de Maillebois a qui les ornemens appartiennent ».

René Bore nous en apprend davantage sur ce prêt dans le document pdf. ci-dessous.

Photo : une dalmatique du XVIIIe s, habit religieux en forme de croix porté sous la chasuble.


 ornements_1761_2.pdf

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