Il y a trois siècles... Le “confinement“d’Allègre

La peste de 1720 Le 25mai 1720, le Grand-Saint-Antoine, en provenance du Levant accoste à Marseille, sa cargaison est à l’origine d’une épidémie de peste qui ne se limite pas à la ville, s’étend dans le royaume et s’approche du Velay et de l’Auvergne. Une première ligne de blocus est établie en août 1720,  une  autre  concerne  le  Gévaudan,  isolé  début  août 1721,  elle  comprend,  le  20,  une partie du Velay, enfin, la dernière, contre le Bas Languedoc, concerne entièrement le Velay, en décembre 1721 et janvier 1722. Le Velay prend des mesures de précaution pour se protéger de la  contagion  et  éviter  sa  propagation,  action  qui  est  une  réussite...


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Le mur de la peste dans le Vaucluse en 1720-22

Pour contrer les épidémies, des stratégies de confinement ont existé dans l'Histoire, en témoigne dans le Vaucluse, le Mur de la Peste, qui s'étire dans le maquis sur 27 km et qui a été édifié en pierres sèches en 1721 à l'époque même ou Allègre qui possédait une architecture défensive l'a utilisée pour se protéger d'un ennemi cette fois invisible.
André Louppe


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Corvée des routes Allègre 1781_1789 - René Bore

Le mot corvée possède une forte connotation négative, l’idée d’une chose qu’il faut faire sans qu’elle soit choisie et qui, le plus souvent est pénible. Historiquement ce mot désigne un des droits seigneuriaux durant l’Ancien-Régime. La corvée pouvait être "privée", liée à un  personnage, pour son usage propre, ou "publique", destinée à la réalisation d’un travail dont un ensemble de personnes, une communauté, pouvait retirer un avantage. C’est la seconde forme, plus spécialement la corvée royale pour l’entretien des routes, que nous allons évoquer grâce à quelques documents de la fin du XVIIIe siècle relatifs à la double communauté d’Allègre, la ville et la foraine. La corvée royale, est une contribution en nature, pour l'entretien des chemins et les transports militaires, elle est généralisée, en 1738, à l’initiative du contrôleur général des finances Philibert Orry. Les ecclésiastiques et leurs domestiques, les habitants des villes, les septuagénaires, les instituteurs, les bergers de grands troupeaux en sont exemptés.


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Dénombrement de 1846 - René Bore

Les recensements ou dénombrement de population sont des pratiques très anciennes signalées dès l’antiquité, mais avec de grandes approximations dans les résultats. La technique s’améliore au cours des siècles et selon les pays, et, en France, ce n’est vraiment qu’à partir de 1801 qu’est mis en place un recensement "moderne". An 1822, on prévoit une réalisation tous les cinq ans, pour les années se terminant en 1 et en 6 ; c’est un document relatif à cette période, de 1846, qui nous intéresse ici. Pour quelques années il y aura annulation ou déplacement de date à cause, essentiellement, de conflits1. Après la seconde guerre mondiale, les opérations de recensement ont lieu à intervalles irréguliers, elles retrouvent une régularité à partir de 2004.
Le document utilisé pour cette étude est le cahier officiel utilisé pour le dénombrement de la population de la commune d’Allègre en 1846 ; conservé dans les archives de la mairie d’Allègre, il fait partie d’un lot de documents confiés depuis aux Archives départementales de la Haute-Loire.


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Un arbre de Sully à Allègre ? - René Bore 29-09-2018

A la fin du XVIème siècle, Sully, ministre d’Henry IV, demande que dans chaque village soit planté un tilleul ou un orme devant l’église, lieu habituel d’assemblée des habitants, afin qu’ils puissent se réunir sous son ombrage, et symboliser la paix retrouvée après les guerres de religions.
Il y avait, bien sûr, un tel arbre à Allègre, comme à Monlet où il trône majestueusement en face de l'église.
Mais alors, qu'en est-il de cet arbre à Allègre ? René Bore nous le révèle dans le fichier pdf ci-dessous
JPD


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